Façade de l'Hôtel-Dieu [début XXè siècle]

Un premier document connu parle d'un bois possédé par l'hopital en 1254. Cet établissement est situé près de l'église, administré jusqu'en 1621 au nom de la communauté des habitants par deux syndics ou gouverneurs et tenu par un simple ménage. Quatre à cinq pauvres sont régulièrement traités. Le domaine foncier se constitue peu à peu, chenevières, maisons, dont le domaine d'Amorges à Dracé, légué en 1699 par Paulin Bussières, maître apothicaire à l'Hôtel-Dieu.

De nombreux testaments et donations prévoient des dons en espèces ou en nature. Les seigneurs du Beaujolais fournissent blé et seigle, l'abbaye de Belleville le bois de chauffage ainsi que seigle, froment et viande. Les bouchers livrent tous les samedis ou dimanches une corée(1) de boeuf ou de vache.

En 1621 la compagnie du Saint-Sacrement joint ses revenus à ceux de l'Hôtel-Dieu en une confraternité ou association de charité. Le règlement stipule que le conseil d'administration est formé d'un recteur, chanoine de l'abbaye, d'un prieur, d'un receveur, d'un visiteur. Des femmes constituent une petite communauté de servantes des pauvres.

(1) Impôt sous forme d'abats

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