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Toile Marouflée St Come et St Damien (XVIIIe s.) (cliché Lasercolor) |
Une première difficulté naît de l'enregistrement des lettres patentes. Deux ans après l'achèvement des travaux celles-ci n'ont oujours pas été obtenues. La Supérieure accepte de se rendre à Paris et réussit deux mois et demi plus tard à les rapporter, signées par Louis XV, dûment attestées grâce aux bons offices de Mr le Duc d'Orléans. Mais l'hôpital de Villefranche s'oppose à leur enregistrement, prétextant que par arrêt du conseil d'état de juillet 1696 les revenus de la maladière, déjà disparue, devaient leur être attribués. Finalement après de multiples démarches, un arrêt du Roi réunit les biens, droits et revenus de la maladière à ceux de l'Hôtel-Dieu de Belleville le 14 octobre 1740. L'enregistrement des lettres royales a enfin lieu en 1741 mais le procès opposant l'hopital de Villefranche et celui de Belleville dure encore en 1759 ! Pendant le séjour de la Supérieure à Paris, les trois jeunes soeurs oublient la règle. Les recteurs leur font remontrance. Au retour de Soeur Thévenot, le conflit ne prend pas fin, bien au contraire. Cette dernière sera finalement destituée par l'archevêque de Lyon pour insubordination. Le calme revient en 1738 avec l'arrivée de Beaujeu de la nouvelle Supérieure, Soeur Christine Pressavin. L'établissement dès son ouverture accueille un nombre relativement important de pauvres (205 en 1736, 305 en 1759 pour une capacité de 14 lits). La durée de séjour est variable, mais généralement inférieure à trente jours, le pourcentage de décès diffère selon les années( de 1,2 % en 1769 à 9 % en 1753). |
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Docteur Gaillardon (début du
XXe S.)![]() |
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